MYTHE

La violence conjugale est un nouveau problème social

FAIT

La violence conjugale n’est PAS nouvelle. Au Canada, ce n’est qu’en 1968, lorsque le gouvernement fédéral a adopté la Loi sur le divorce, que la cruauté physique et mentale est devenue un motif de divorce.

MYTHE

La violence conjugale n’est pas un problème très répandu.

FAIT

Une étude récente indique qu’un homme canadien sur cinq, vivant avec une femme, admet avoir été violent envers elle.

MYTHE

C’est l’alcool qui pousse les hommes à agresser leur conjointe.

FAIT

L’alcool peut stimuler la violence d’un homme. Par contre, la vraie cause de la violence conjugale c’est le désir de pouvoir et de contrôle de l’agresseur sur sa conjointe. Les agresseurs se servent souvent de l’alcool comme excuse pour éviter de prendre la responsabilité de leur comportement violent.

MYTHE

Les hommes sont victimes de violence de la part de leur conjointe aussi souvent que les femmes.

FAIT

En Ontario, plus de 92 % des accusations de violence conjugale sont déposées contre des hommes. La plupart des accusations portées contre des femmes sont des contre-accusations portées par des conjoints violents ou sont la suite de gestes d’autodéfense.

MYTHE

Les femmes provoquent souvent la violence et méritent ce qui leur arrive.

FAIT

Aucune femme ne mérite d’être battue. Les femmes victimes de violence rapportent toute une gamme d’incidents qui provoquent la violence. Par exemple : « Je n’ai pas fait cuire ses œufs de la bonne manière. », « Je n’ai pas baissé suffisamment le volume de la radio. » ou « Je suis sortie avec mes amies sans lui demander la permission. » Les hommes violents disent souvent que c’est leur conjointe qui les a provoqués pour éviter de prendre la responsabilité du pouvoir et du contrôle qu’ils exercent sur elles.