La survie est possible … Le succès aussi !

Je suis une survivante de violence conjugale. J’ai vingt-six ans et j’ai un jeune enfant. J’ai quitté mon conjoint quand j’étais enceinte de six mois, après un accès de double pneumonie. La violence était passée de l’agression psychologique grave et de la violence physique occasionnelle à des incidents de violence extrême dans les deux cas. Grâce au soutien de ma mère, j’ai obtenu mon diplôme de droit et j’exerce aujourd’hui la profession d’avocate. Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre ce que me faisait subir mon mari et encore plus de temps à accepter le fait qu’il refusait de reconnaître la gravité de la violence. Mais, on croit que la violence est de sa faute : « Si seulement je ne m’étais pas comportée ainsi, il ne se serait pas mis tant en colère. »… Oui, il l’aurait fait et vous avez beaucoup de mérite. Vous ne pourrez JAMAIS le changer. Par contre, vous pouvez vous changer vous-même et vous pouvez envisager un avenir meilleur pour vous et pour vos enfants. Vous y avez droit.